Escalade

Plaisir de prendre de la hauteur et d’exercer son agilité,
     grimper amène au dépaysement,
à la confiance en soi,
et au bien être du corps.



- à partir de 4/5 ans jusqu’aux seniors

L’escalade ne demande pas une condition physique spécifique : chacun pouvant sur un même site choisir la hauteur et la difficulté de son ascension. Des sites sont spécialement adaptés à l’accueil de jeunes enfants ou de personnes ayant un handicap.
Selon le niveau des voies choisies, la pratique peut être douce et rééquilibrante ou très sportive.


Découvrir !

Les séances de découverte offrent une approche de l’activité simple et rassurante. Les sites d’initiation (que ce soit en salle ou en falaise) proposent des ascensions variées permettant de répondre aux différences de motivation et d’expérience.
En petit groupe ou sur une séance plus longue, il est possible de s’initier à l’escalade puis de profiter d’une descente en rappel.


Se perfectionner…

Lors de cours individuels ou collectifs, nous proposons des apprentissages permettant de devenir autonome et de faire évoluer son niveau.
1) les techniques de bases : s’équiper, grimper, assurer, prendre confiance.
2) l’escalade en tête (1er de cordée) : le matériel, la technique, la gestion du vol, progresser, …
3) les techniques élaborées : les grandes voies, le terrain d’aventure, les réchappes, les aides au second et sauvetage,
4) l’entraînement : de l’évaluation au suivi personnalisé, les séances types, la programmation, la préparation physique, les étirements,…



L’escalade en salle:"faire du sport, s'entraîner, jouer, ..."
Confortable et à l’abri des intempéries, l’escalade sur structure artificielle est pratique, ludique et sécurisante.
Elle permet de découvrir, se préparer à la falaise ou s’entraîner.
Ses structures sont garnies de prises de couleurs et de formes différentes créant ainsi une multitude de passages.
Il y a les « murs », haut de 6 à 15m où la pratique est très proche de la falaise, et les « pans », mini-mur de 3,5m de haut où la sécurité est assurée par un grand matelas de réception (convivialité garantie).


L’escalade en falaise: "Partir à l'aventure en nature ..."
Grimper en falaise, c’est aussi être proche de la nature et profiter de panoramas exceptionnels.
Exposées au soleil ou à l’ombre, les falaises locales permettent de grimper tout au long de l’année. Du site familial en bordure de rivière à celui réservé aux experts, elles proposent plus de 800 itinéraires de tous niveaux (du 3 au 8c+).
Hautes de 5 à 80m, elles sont aussi l’occasion de pratiquer le « bloc » (escalade de très courts passages protégée par une parade et/ou un mini-matelas de réception), "l’escalade en plusieurs longueurs" (ou "grandes voies") et de réaliser de superbes descentes en rappel.
 


En savoir plus sur l’escalade et notre approche pédagogique …




En savoir plus sur l’escalade et notre
approche pédagogique …

1 - L’escalade : une activité qui grimpe

Synonyme de survie pour nos ancêtres puis réservée à quelques aventuriers, l’escalade s’est transformée en une activité de loisir avec des
orientations sportives, éducatives ou thérapeutiques.
476 000 pratiquants en 1985*,
800 000 pratiquants en 1993*,
plus de 1 million de pratiquants en 2002*.

*chiffres des pratiquants en France donnés par la FFME (Fédération Française da la Montagne et de l’Escalade)

2 - Un peu d’histoire

L'escalade en tant qu'activité sportive est née à la fin du 19ème siècle en Allemagne de l’Est.
En France, elle est certainement apparue sur les blocs de la forêt de Fontainebleau en région parisienne.
Les grimpeurs, issus ou non de l’alpinisme, ont développé une pratique à part entière en proposant des règles d'ascension, le nettoyage puis le
balisage des passages escaladés. L’accès au sommet n’est plus le seul objectif. Une voie d’escalade est réussie si elle est gravie sans aucun
autre moyen que son propre corps et les prises naturelles qu’offre le caillou. Le matériel du grimpeur ne sert alors plus qu’à assurer sa sécurité.
L’escalade moderne, dite « libre », est née.
Depuis l'escalade n'a cessé d'évoluer, rassemblant de plus en plus d'émules de tout âges et origines sociales.
Des falaises sont alors équipées à demeure et les premiers topo-guides apparaissent.
Les compétitions internationales voient le jour dans les années 70. Organisées maintenant sur les structures artificielles, elles donnent lieu à
une « épreuve de vitesse » et surtout une « épreuve de difficulté » où les compétiteurs doivent escalader des voies crées pour l’occasion et
dont la difficulté augmente avec la hauteur.
La démocratisation de l’escalade arrive dans les années 80 avec la médiatisation du célèbre grimpeur Patrick Edlinger et l’apparition des
premières structures artificielles d’escalade.

3 - Les grimpeurs d’aujourd’hui

Les progrès dans la recherche du matériel et des techniques de sécurité, la généralisation des salles d’escalade et la mise en place d’un
cursus de formation, font de l'escalade une activité accessible au plus grand nombre.

Les pratiquants ont de quelques mois à plus de 80 ans,
et sont issus de l’ensemble des catégories sociales.

Ils pratiquent pour le loisir, la compétition, l’éducation physique ou dans un cadre thérapeutique ;
de une fois par an pendant les vacances à plusieurs fois par semaine.

L’escalade est intégrée dans le cursus scolaire et touche de plus en plus de jeunes.
Elle favorise la mixité et peut se pratiquer en famille ou entre amis.

Si l’essence de l’activité reste la falaise, les structures urbaines font maintenant partie intégrante du paysage.

4 - Les capacités développées par l’escalade :

Bien que naturel et innée, le petit’Homme grimpe avant même de savoir marcher, escalader fait appel à tout un ensemble de capacités. Cet acte
peut engager complètement le pratiquant :
- son corps : il doit utiliser et coordonner l’ensemble de son corps pour s’équilibrer et parvenir à s’élever. Il aura besoin tour à tour de sa force, de
son endurance, de sa rapidité, ainsi que de ses capacités de relâchement, de souplesse et de coordination.
- son mental : le grimpeur anticipe ses possibilités d’ascension mais aussi sa sécurité. Il doit chercher et trouver l’itinéraire le plus adapté, gérer
son effort, essayer parfois d’autres stratégies, ... Pour gérer sa sécurité, il doit apprendre et réaliser selon la situation le bon nœud, la technique de
sécurité adaptée, utiliser le vocabulaire juste et communiquer clairement avec son partenaire.
- son esprit : le fait de s’élever, de prendre de la hauteur, procure un sentiment de liberté en même de temps que de mise en danger. Bien que
très sécuritaire, l’escalade moderne demande de s’engager. L’éventualité d’une chute, même protégée et sans risque, contribue à une implication
totale de la personne. La corde reliant le grimpeur et l’assureur symbolise la réalité d’une relation forte, basée sur la confiance et la solidarité.

5 - Pourquoi l'escalade plaît-elle ?

Une des attraits de l’escalade est de proposer des itinéraires adaptés à un large éventail de niveaux et motivations. Il est possible d’être en réussite
dès la première montée sans passer par une préparation physique ou technique ; en effet la plupart des parois (en extérieur comme en intérieur)
propose des ascensions proches de la montée d’une échelle, voire de l’escalier, jusqu’à l’escalade de parois déversantes dignes de Spider-Man !
Chacun peut choisir la difficulté de son ascension, développant à la fois sa confiance en soi et son humilité.

Je grimpe :

• pour prendre de la hauteur et tester mon courage, ma maîtrise de moi,
(développe l’esprit d’aventure, l’engagement,, le contrôle de ses émotions, la confiance en soi et aux autres).

• pour ressentir le plaisir qu'a le corps à grimper, à se délier pour attraper une à une les prises,
(développe l'équilibre, la coordination, la force, la tonicité, le relâchement et la souplesse, la mobilité du corps et son maintient)

• pour son côté jeu de stratégie où il faut sans cesse deviner le bon enchaînement à réaliser tout en gérant sa sécurité,
(développe la concentration, la tactique, la prise de décision, l’analyse du risque, la volonté)

• pour les valeurs qu’elle véhicule telles que l’humilité, la responsabilisation, la solidarité, le respect d’autrui et de son environnement.
• pour le contact privilégié qu’elle permet avec la nature et les grands espaces.

• pour son accessibilité : selon son niveau de maîtrise, sa motivation et sa condition physique, chacun peut choisir la difficulté et la hauteur de
son ascension.

6 – votre moniteur et son approche pédagogique

Yannick BOUYSSOU enseigne l’escalade depuis maintenant plus de 10 ans.
Titulaire d’une Maîtrise en Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives, il expérimente de
nombreuses activité sportives et se forme en parallèle aux métiers de l’animation en passant les brevets
d’animateur et de directeur de centres de vacances (BAFA et BAFD).
A sa sortie de l’université, il participe à l’organisation et l’encadrement de séjours sportifs et crée avec
l’association O.U.R.S. une école d’escalade. La relation à soi, la vie de groupe et le rapport à la nature font déjà
partie de son approche pédagogique.
En 2000, il confirme sa spécialisation dans l’escalade en obtenant son diplôme de moniteur professionnel
(BEES 1er degré option escalade et activités associées) et travaille pendant 5 ans au sein de la fédération
française d’escalade où il acquiert une expérience certaine dans la formation et l’entraînement.

Passionné par l’éducation, il continue sa formation personnelle et s’ouvre aux « pédagogies nouvelles »,
à « l’éducation relationnelle » et aux techniques de développement personnel. Enseigner l’escalade devient alors
l’occasion de contribuer à l’épanouissement de l’individu.

Approche pédagogique

Après la gestion de la sécurité et le plaisir de grimper, mon objectif est de contribuer à l’épanouissement de la
personne et du groupe.
Bien que les séances soient essentiellement collectives, je m’attache à proposer à chacun et sans préjugé l’activité ou
le niveau qui lui convient. Les séances sont construites autour de situations d’apprentissage progressives le plus souvent
ludiques ou à sensations ; tout le monde étant mis le plus possible en action et en situation de réussir.
Même si l’on est amené à jouer ou à pousser le cri de Tarzan lors d’une tyrolienne, d’une descente en rappel ou
de la réussite d’une voie difficile, l’activité se déroule essentiellement dans le calme. Une ambiance posée favorise la
concentration, l’écoute des sensations, la communication et, dehors, l’observation de la nature.
La notion de respect est aussi très importante : pour soi-même, ses compagnons, la nature et bien sûr le matériel qui
nous retient.
Et puisque l’on n’est jamais mieux servi que par soi même, j’accompagne progressivement chaque grimpeur vers
l’autonomie.

Les séances sont aussi l’occasion d’en savoir un peu plus sur soi. J’utilise pour cela des exercices de proprioception
(écoute de ses sensations internes : comment mon corps est positionné, quels muscles sont en action et lesquels sont
relâchés, comment je respire, à quel rythme bât mon cœur, …), et organise des moments d’écoute et d’expression des
ressentis. Dits à haute voix ou dans sa tête, ces messages personnels permettent de mieux se connaître, s’accepter et se
donner des objectifs réalistes. L’écoute des autres permet d’ouvrir le champ des « possibles », de découvrir et de s’enrichir
des différences.
La qualité de la relation : à soi, à l’autre, à son environnement, et le développement de sa conscience (au service d’une
action spontanée et pleinement vécue), sont des objectifs sous-entendus de mon attitude pédagogique.

A partir de cette démarche de fond, mon rôle est de m’adapter à votre projet. Le site, les objectifs d’apprentissage, les
conditions de pratique, dépendent pour beaucoup de vos propres objectifs. Nous les préciserons ensemble, … afin qu’une
séance dans le cadre scolaire ne ressemble pas à l’épreuve « escalade » d’un raid multisports, …et vice versa !